Visul anniversaire
No 686

SEPTEMBRE 2020




Illus

OLÉ ! A RENCONTRÉ


MAXIME MASQUÉFA
On ne peut jamais prévoir comment on rencontrera les gens, et c’est plutôt heureux. Dans un univers comme le nôtre, particulièrement connecté, certaines rencontres échappent pour mon plus grand plaisir à la connexion.
C’est sur le lit de douleur de mon dentiste que je fis connaissance avec la peinture de ce jeune homme. Pendant qu’il s’évertue pour me soigner à me faire souffrir, roulette en main, j’oublie la douleur en fixant les tableaux qui ornent son cabinet. Je suis assez impressionné par les fonds qui mettent en valeur les bustes féminins sur lesquels l’artiste travaille. Il y a quelque chose de Francis Bacon dans cette façon de peindre. Je n’aime pas tout ce qu’il fait mais je trouve que ce qu’il présente est fort bien fait, avec beaucoup de savoir faire dans le choix des couleurs et la construction, ce qui m’incite à aller le rencontrer. Mon dentiste m’expliquera rapidement qu’il s’agit de son fils qui veut embrasser une carrière d’artiste peintre. C’est dans son atelier que je le rencontre enfin physiquement. Bel atelier et surtout propre et bien rangé.
Qui a dit que les artistes sont bordéliques ?
Au mur une toile très grand format est en train de se faire. Un couple porte le monde sur ses épaules. Il en est encore au stade de l’ébauche, mais déjà on sent une grande maîtrise dans son sujet et la façon de le traiter. Une autre toile de lin non apprêtée, de grand format également, adossée à un chevalet met en avant sa grande maîtrise du dessin. Une femme nue en occupe l’espace, peinte avec une gamme de gris particulièrement saisissants. Peindre sur une toile non apprêtée c’est un pas en avant vers sa mise en danger. Mais ça ne l’effraie pas bien au contraire. Si ce qui frappe de prime abord c’est la qualité de son dessin, la façon de traiter la peinture acrylique qu’il emploie fait de lui un peintre complet, avec une forte marge de progression. Il a l’étoffe type de l’artiste, avec des qualités que l’on ne retrouve que chez ces gens-là : L’humilité, la nécessité absolue de peindre, le doute permanent, et l’envie toujours de chercher vers un ailleurs qui n’est pas forcement balisé. “Il faut quitter le réalisme pour pouvoir le retrouver” dit-il, sachant que tôt ou tard il lui faudra abandonner sa zone de confort pour aller vers des ailleurs moins reposants. Il y est prêt. Cet autodidacte fait partie des gens bien dotés en naissant. Mais l’artiste qu’il est ne se contente pas de jouir de son savoir inné ; il le titille, il l’explore, il le retravaille sans cesse, il a tout pour devenir un grand, sauf qu’il n’a pas, et loin s’en faut, ce foutu mauvais caractère, apanage de quelques grands artistes que j’ai croisé dans ma longue vie de chroniqueur, et c’est plutôt reposant. Deux expos sont en préparation, mais on ne peut les annoncer encore, le Corona tient le calendrier. Je vous tiendrais informé.
Un artiste à suivre pour ce qu’il produit, mais aussi pour imaginer ce que va devenir sa peinture très bientôt.

Jomy Cuadrado


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Maxime Masquéfa

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Art’mony à Béziers

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Line Golano



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